Un pionnier dans le domaine de la
    démocratie directe à l'échelon communal
 

 

Partisan de procédure de démocratie directe, le 11 mars 1985, alors dans l’opposition, je fais inscrire à l’ordre du jour du conseil communal de la Ville de Mons, le principe de l’élaboration d’un règlement d’organisation d’un Référendum d’avis à l’échelon communal (consultation populaire).
La possibilité d’une demande d’avis de la population par les autorités communales existe (Art.118 de la loi communale), la procédure est légale, d’ailleurs des précédents ont eu lieu à l’échelon communal.
Néanmoins, je me heurte à un refus de la majorité PS-PSC et en particulier du Bourgmestre socialiste Abel Dubois.

À chaque nouvel assaut de ma part, ce dernier trouve le moyen de remettre le projet en question « aux calendes grecques ».
10 ans plus tard, le 10 avril 1995, un arrêté Royal fixe « les dispositions particulières relatives à la procédure d’organisation d’une consultation populaire communale ».
 

Une consultation populaire a été organisée à Mons en ce qui concerne le stationnement sur la Grand-Place.
 

Ci-dessous l’article intitulé : « Bernard Beugnies Apôtre du Référendum » paru dans JEUDI SOIR Nº 1, rédigé par feu Albert Debatty, fondateur de ce « Toutes boîtes » et relatant notamment mes diverses interventions sur le sujet au conseil communal de la ville de Mons.
 

Quand il parle de lui, notre Vigie l'appelle invariablement « mon jeune ami ». C'était le slogan initial de Bernard. Un excellent slogan s'il faut en juger par les résultats qu'il obtint aux premières élections auxquelles il participa. René Noël n'en revint d'ailleurs pas et ne put cacher ni sa surprise, ni sa hargne.

L'eau a coulé sous les ponts. Le jeune ami de la Vigie n'est plus si jeune que cela. Dans un bon mois, il sera enrégimenté dans l'armée des quadra­génaires. N'ayant pas gaspillé sa jeunesse, tant s'en faut.

Simple gradué en comptabilité, spécialiste en imprimerie et en photogravure lors de son entrée en politique. il a depuis lors entassé les diplômes, toujours avec distinction : licence en sciences politiques et administratives (FUCAM), agrégation de l'enseignement secondaire supérieur (UCL), maître en management public (Solvay diplômé en Etudes européennes (CIFE), excusez du peu !

Une telle accumulation de parchemins était-elle indispensable ? Chacun en jugera selon son humeur. Ce qui semble indéniable c'est que peu d'hommes (politiques ou non) trouvent en eux les ressources pour poursuivre ainsi des études bien au-delà de l'âge ou d'habitude on les abandonne. C'est une performance qui exige volonté, courage et opiniâtreté. Chapeau ! jeune ami.

La vie politique du conseiller PRL Beugnies se développe. volens nolens, dans l'opposition. Tant au Conseil provincial qu'au communal. Il n'est pas seul en pareille situation, certes non, mais son tempérament à lui le porte à tailler des croupières aux gens en place. Ce qui n'est pas propre a tous les conseillers de l'opposition.

A la province, il eut récemment une brûlante altercation avec un député carolo, ce qui lui fit découvrir qu'il avait en la personne de notre bonne Vigie un supporter de choix. Un supporter qui administra audit député une volée de bois vert dont l'intéressé doit avoir gardé des traces vives.

Au Conseil communal de Mons. il a affaire à plus forte partie. Il se heurte là, le plus souvent, à l'oppidum de la politique locale : le Maïeur en personne.

La citadelle est massive, puissante, solide et, par dessus le marché, défendue par un chef rompu a l'art de la bataille politique aussi bien qu'aux artifices et aux ficelles de l'escar­ouche. Nous en voulons pour preuve les vains efforts déployés depuis le 11 mars 1985 par le conseiller Beugnies pour obtenir que le Conseil communal exprime son avis sur l'opportunité d'éventuelles consultations populaires nommées « referendums ». Rien à faire. Notre jeune ami a beau se démener comme un diable dans un bénitier, Abel Dubois (qui ne parait pas apprécier cette expression particulière de la démocratie) puise, le sourire aux lèvres, dans son sac de farces et attrapes et trouve, à chaque nouvel assaut, le  moyen de remettre le projet en question aux calendes grecques.

Quand les personnes amies font observer à Bernard Beugnies que la démocratie n'a pas besoin de referendums pour s'exprimer puisqu'il y a (parfois plus souvent qu'on ne désire) des élections qui y pourvoient, il rétorque que notre système électoral, basé sur le scrutin de liste avec case de tête. a considérablement renforcé le pouvoir des partis politiques, interdisant toute initiative personnelle aux candidats et ne laissant pratiquement d'autre choix aux électeurs que de faire élire des personnalités ayant montré patte blanche aux partis politiques.

En outre, ajoute-t-il, l'obligation des partis politiques de se coaliser pour atteindre une majorité engendre par la force des choses une politique de compromis et même de compromissions. Finalement, l'électeur n'obtient jamais l'application du programme qu'on lui avait fait miroiter et qui l'avait détermine a voter pour telle ou telle personnalité.

Le moyen de nier que cette argumentation colle d'assez près à la réalité ?

Bernard Beugnies fait encore remarquer que le referendum, légal au niveau communal, n'aura jamais (jusqu'a nouvel ordre du moins) qu'une valeur consultative en Belgique, alors qu'en Suisse il est obligatoire et nanti d'un pouvoir de décision. Bien entendu, si le referendum « d'avis » ne peut lier juridiquement le pouvoir en place, il semble cependant inimaginable que des décisions qui lui sont contraires puissent être prises, face à une opinion clairement exprimée.

Voilà, en résumé, ce que pense le conseiller Beugnies.

Jusqu'à présent, il s'est heurté à une place forte et n'a pu faire examiner officiellement son projet. Tenace comme on le connaît, s'il a perdu des batailles, il n'a pas forcement perdu la guerre.

Albert DEBATY JEUDI SOIR N° 1

 

1-Sélectionnez en partie ou en totalité le discours que vous voulez imprimer.

 

 

2-Cliquez sur le bouton
3-Dans la fenêtre "Imprimer", cochez la case "Sélection"