|
Turquie, août 1999.
un tremblement de terre secoue l’Ouest du pays, des dizaines
de milliers de victimes sont ensevelies sous les décombres.
J’avais créé l’ASBL « CynoHainaut »,
spécialisée dans la recherche de personnes enfouies sous les
décombres.
Comme suite à un entraînement de deux à trois fois par
semaine durant deux ans dans les usines désaffectées,
notamment avec des sapeurs-pompiers et la protection civile
je possédais le brevet de « Maïtre chien de
décombres »
Apprenant la terrible nouvelle, je téléphone immédiatement à
mon ami
Louis Michel, Ministre des affaires étrangères afin de me
porter volontaire avec les membres de mon ASBL.
Rapidement nous arrivons sur place, mais les moyens font
défaut et l’organisation est laborieuse, notamment pour se
procurer de l’eau et de la nourriture.
Mais les leçons sont tirées pour l’avenir, car si la bonne
volonté est partout présente, elle ne peut rien sans un
minimum d’organisation et de moyens.
Comme suite à la visite sur place du Ministre des Affaires
étrangères, mon ami
Louis Michel, l’idée lui vient d’une force d’intervention :
le B-FAST va naître… |
|
B-FAST
Belgian First Aid and Support Team
L’origine du projet
Lors des tremblements de terre qui ont secoués
la Turquie en août et novembre 1999, notre pays a été, à chaque fois,
parmi les premiers à porter secours et assistance. Bien que
l’aide fournie ait été hautement appréciée,
la Gouvernement
a estimé nécessaire d’organiser une structure pouvant être
mobilisée en permanence afin que, d’une part, nous soyons
mieux préparés pour des opérations de ce genre et que,
d’autre part, celles-ci puissent se dérouler d’une manière
plus rapide et efficace. Il n’existe, en effet, rien de trop
performant quand des vies humaines sont en jeu.
En novembre 2000, sur proposition du Ministre des Affaires
étrangères, du Ministre de l’intérieur et du Ministre de
la Défense, le Conseil des Ministres approuve la création d’une
structure d'intervention rapide afin d'envoyer des équipes
d'aide d’urgence vers le(s) pays tiers touché(s) par une
calamité ou une catastrophe causée par la main de l’homme.
Les conditions d’intervention
Pour que la structure B-FAST entre en action, trois
conditions sont impérativement nécessaires :
-
le sinistre doit être d’une telle ampleur que les
services d’aide des pays concernés ne sont plus en
mesure de prêter l’assistance requise et qu’il y a
danger pour la vie ou la santé des personnes;
-
les autorités du pays sinistré doivent faire appel à
l’aide de
la Belgique
ou, à tout le moins, de la communauté internationale;
il n’y a pas d’intervention sur le terrain d’un conflit
|