Mon action au niveau provincial

 


Conseil Provincial du Hainaut

Intervention publique
à la tribune du Conseil provincial du Hainaut


Conseil provincial du 21 juin 2005


Il faut rationaliser l’offre d’enseignement et recentrer la Province sur ses métiers de base.
«Reprise de l’enseignement secondaire montois
et de l’Athénée Royal Jean d’Avesnes par la Province »
© La Dernière Heure, 22/06/2005

Un homme heureux!
Bernard Beugnies, le président de la commission parle de civisme

MONS Bernard Beugnies (MR), président de la commission enseignement, reconnaît que l'opération coûtera à la
province. Mais, le conseiller évoque le civisme.

"En permettant de rationaliser l'offre de l'enseignement, la province fait preuve de civisme car non seulement
l'écolier y gagnera en qualité de l'enseignement mais aussi, c'est le citoyen contribuable qui y gagne!"

Bernard Beugnies est aussi heureux de voir que cette opération confirme l'utilité de l'institution provinciale dans
son métier de base. Et puis, le conseiller provincial pense que le projet permettra d'améliorer l'offre d'enseignement dans la capitale hennuyère et d'harmoniser celle-ci dans les secteurs techniques et professionnels.

" Plus que jamais, Mons et son arrondissement où le taux de chômage est de 28%, ont besoin d'une adéquation
entre les offres formations et les demandes des employeurs", a-t-il souligné.

Enfin, en tant que MR, Bernard Beugnies a tenu à souligner que le programme pour les élections de 2000 de son parti évoquait entre autres la volonté d'accentuer la volonté des provinces et d'éviter les concurrences stériles. Le cas de ce projet témoigne en tout cas d'une belle collaboration avec les socialistes

J. T.


« Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame et Messieurs les Députés Permanents,
Chers Collègues,
Mesdames, Messieurs,


Aujourd’hui à cette tribune, je suis un homme heureux.

Je suis un homme plus heureux que tout autre, parce que j’ai plus que tout autre des raisons d’être heureux.

Je suis un homme, non pas doublement heureux, non pas triplement heureux.
Mais je suis un homme quadruplement heureux !


J’ai en effet quatre raisons d’être heureux :

1- Je suis heureux comme citoyen et contribuable

2- Je suis heureux comme conseiller provincial hennuyer et en particulier comme Président d’une Commission que j’ai à cœur : celle de l’enseignement.

3- Je suis heureux comme Montois.

4- Enfin, je suis heureux comme mandataire MR, membre de la
majorité.



1. Heureux comme citoyen et contribuable


Nous n’avons jamais caché que ces reprises de l’enseignement de la ville de Mons et de la Communauté française avaient un coût pour l’institution provinciale.

J’ai d’ailleurs répondu en Commission élargie au Conseiller Liénard qui me posait cette question.

Je lui ai répondu que le coût d’un élève repris par la province, coût largement calculé était inférieur au coût moyen d’un élève fréquentant l’enseignement provincial.

Que dans l’éventualité d’une augmentation de la population scolaire provinciale, l’on ne verrait pas très bien la Province refuser des élèves sous prétexte que ces derniers lui coûtent !


La reprise a donc un coût pour la Province, l’on ne s’en est jamais caché, et j’ose affirmer que je suis heureux comme citoyen et contribuable.

Certains se disent déjà; je les vois d’ici : « Beugnies devient fou » !


Je vais immédiatement les rassurer :

En tant que conseiller communal, cela fait maintenant plus de 28 ans, j’ai très souvent entendu la considération suivante :

« Pas de problème, cela est subventionné par la Région Wallonne », ou un autre pouvoir subsidiant.

Mais, comme on dit …« dans mon for intérieur », je pensais :

Si nous Montois, nous agissons de la sorte,

- les Carolos aussi disent - « Pas de problème, c’est subventionné par la Région Wallonne » ;

- les Namurois aussi disent: « Pas de problème, c’est subventionné par la Région Wallonne » ;

- les Tournaisiens aussi disent : « Pas de problème, c’est subventionné par la Région la Région Wallonne » ;

- les Liégeois aussi disent : « Pas de problème, c’est subventionné par la Région Wallonne ».

Et pourtant :

Ne pensez-vous pas que quelle que soit l’institution publique qui procure le service, ce service sera toujours au bout du compte payé par le même,… le citoyen contribuable, qu’il soit montois, Carolos ou Tournaisien ?


Il me paraît évident qu’une institution publique ne peut raisonner en terme d’avantages financiers uniquement pour elle-même et poursuivre strictement son propre intérêt.

Si les individus doivent faire preuve de civisme, à plus forte raison que les institutions doivent aussi faire preuve de civisme, elles qui représentent l’intérêt général.

En permettant de rationaliser l’offre d’enseignement, en permettant d’éviter des concurrences stériles et les doublons, l’institution provinciale que nous représentons, fait preuve de civisme !


Elle fait preuve de civisme, car non seulement l’écolier y gagnera en qualité et confort d’enseignement, mais aussi au bout du compte, c’est aussi le citoyen contribuable qui y gagne !

L’opposition aurait très bien pu feindre de ne pas comprendre ce que je viens d’exposer.
Elle ne l’a pas fait et je tiens ici à féliciter aussi les membres de l’opposition qui par cette attitude, ont eux aussi fait preuve de civisme.


2. Je suis heureux comme conseiller provincial hennuyer et en particulier Président d’une Commission, Commission que j’ai à coeur, celle de l’enseignement.


- a) Je suis heureux comme Président de la Commission enseignement.

Heureux, car nos nombreuses Commissions, explications, débats, visites des lieux, réunions notamment avec les syndicats se sont déroulées dans la totale transparence, voire dans la convivialité.

Le précieux concourt de la Députée Permanente responsable de l’enseignement, ainsi que toute la compétence du personnel provincial et en particulier du directeur général et du directeur régional de l’enseignement provincial ne sont certainement pas étranger aux succès de ces réunions.

Ces diverses réunions ont notamment permis de rassurer le personnel enseignant comme aussi le personnel non-enseignant des établissements concernés.

Aujourd’hui c’est donc aussi pour moi l’aboutissement de tous ces efforts de transparence et de communication.

Je souhaite aux personnels « repris », la bienvenue dans l’enseignement de la Province de Hainaut et j’en suis certain, ils seront fiers d’appartenir à cet enseignement réputé.


- b) Je suis heureux comme provincialiste


En effet, alors que l’institution provinciale a été et est souvent remise en question, voire malmenée, il est indiscutable que cette opération confirme son utilité et la conforte dans son « métier de base » :

Dès la rentrée prochaine, 1.400 élèves vont affluer dans les établissements provinciaux d’enseignement !

La Capitale du Hainaut, comme la Communauté française en cédant une partie de son enseignement à la Province,
reconnaissent implicitement l’expertise de la Province comme pouvoir organisateur d’enseignement et confirme la Province dans son rôle de pouvoir intermédiaire.


Permettez moi maintenant d’être un peu « égoïste », je dis bien un peu…, un tout petit peu, si vous le permettez…

3. Je suis heureux comme Montois !


Je suis heureux, car je suis persuadé que pour ma Ville, là où l’enseignement technique et professionnel était trop dispersé, que ces reprises par la Province vont être bénéfiques du point de vue de la qualité de l’offre d’enseignement dans ma Ville.


Du fait de ses nombreuses institutions d’enseignement, l’on peut qualifier la Ville Mons de « Ville cognitive ».

Je me réjouis dés lors, du projet ambitieux de créer à Mons « un pôle qualifiant ».

Ce projet permettra d’améliorer dans la capitale hennuyère, l’offre d’enseignement et d’harmoniser cette offre dans les secteurs techniques et professionnels.



Plus que jamais, plus que jamais, Mons et l’arrondissement de Mons, là où le taux de chômage est de 28%, ont besoin d’une adéquation entre les formations offertes et les demandes des employeurs.


4 -Et enfin, je suis heureux comme mandataire MR, membre de la majorité.


- Le 29 juin 2001, à l’issue d’une rencontre avec Monsieur Hasquin, alors Ministre Président du Gouvernement de la Communauté française et Monsieur Rudy Demotte, le Député Permanent Claude Durieux soulignait que les Provinces s’étaient forgées « un profil qui tend à les impliquer dans les matières personnalisables ».

Il soulignait un des extraits de l’accord entre la Province et la Communauté française qui précisait :

(je cite ) « Les partenaires de la majorité s’accordent pour dire que la Province doit se recentrer sur ses métiers de base » (fin de citation)

Il poursuivait en précisant que le Hainaut est l’un des principaux pouvoirs organisateurs d’enseignement de l’espace Wallonie-Bruxelles.

Et cet accord, tenant compte des spécificités des provinces, mettait en évidence pour le Hainaut: « l’enseignement et les formations »


- Peu de temps avant, le 21 juin 2001 de la tribune où je suis, Monsieur le Député Permanent Jean-Pierre de Clercq, se référant à notre accord de majorité PS-MR 2000 - 2006, mettait en évidence cette phrase :


(je cite ) « Les politiques provinciales seront précisées de commun accord, en début de législature ; elles viseront à développer les missions essentielles de la Province (…) » (fin de citation)

- Le 06 février 2002 sur le site du Grand Hornu, à l’occasion de la cérémonie de signature de la Charte de partenariat entre la Communauté française et la Province de Hainaut, le Député Permanent Claude Durieux en présence des représentants de la Communauté française les Ministres Hasquin et Demotte, déclarait :

(je cite) « Les objectifs sont clairs et louables : rechercher les complémentarités d’actions, harmoniser l’offre des services et rendre lisible leurs accessibilités auprès de plus grand nombre » (fin de citation)

Il mettait en évidence, l’inacceptable des concurrences stériles et des filières débouchant sur des impasses.

- Le 15 mars 2002, à Mons le Groupe provincial MR faisait une conférence de presse, nous rappelions toute l’importance qu’avait pour nous (je cite) « le recadrage des missions provinciales en tenant compte des spécificités respectives »

En effet, en effet, si je m’en réfère, à notre document d’origine : « le programme provincial du MR », programme que nous avons présenté à l’électeur lors des élections 2000 et qui dès lors pour nous constitue la référence principale, je constate en première page, qu’afin (je cite) « d’accentuer la visibilité des Provinces et d’autre part d’éviter les concurrences stériles » (fin de citation)

…nous proposions :

(je cite) « Un recentrage des Provinces sur leurs métiers de base, là où l’institution provinciale a effectivement démontré son savoir-faire » (fin de citation)

Et « L’enseignement » y est cité en tout premier lieu

Je suis dès lors pleinement heureux, qu’aujourd’hui, aujourd’hui « Jour J », l’on puisse dire, que notre majorité, avec le concours de vous tous, a réalisé ces promesses.

Alors, vous avez compris,… j’ai vraiment beaucoup de raisons d’être heureux !

Je vous remercie de votre attention. »

 

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