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« Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame et Messieurs les Députés Permanents,
Chers Collègues,
Mesdames, Messieurs,
Aujourd’hui à cette tribune, je suis un homme heureux.
Je suis un homme plus heureux que tout autre, parce que j’ai
plus que tout autre des raisons d’être heureux.
Je suis un homme, non pas doublement heureux, non pas
triplement heureux.
Mais je suis un homme quadruplement heureux !
J’ai en effet quatre raisons d’être heureux :
1- Je suis heureux comme citoyen et contribuable
2- Je suis heureux comme conseiller provincial hennuyer et
en particulier comme Président d’une Commission que j’ai à
cœur : celle de l’enseignement.
3- Je suis heureux comme Montois.
4- Enfin, je suis heureux comme mandataire MR, membre de la
majorité.
1. Heureux comme citoyen et contribuable
Nous n’avons jamais caché que ces reprises de l’enseignement
de la ville de Mons et de la Communauté française avaient un
coût pour l’institution provinciale.
J’ai d’ailleurs répondu en Commission élargie au Conseiller
Liénard qui me posait cette question.
Je lui ai répondu que le coût d’un élève repris par la
province, coût largement calculé était inférieur au coût
moyen d’un élève fréquentant l’enseignement provincial.
Que dans l’éventualité d’une augmentation de la population
scolaire provinciale, l’on ne verrait pas très bien la
Province refuser des élèves sous prétexte que ces derniers
lui coûtent !
La reprise a donc un coût pour la Province, l’on ne s’en est
jamais caché, et j’ose affirmer que je suis heureux comme
citoyen et contribuable.
Certains se disent déjà; je les vois d’ici : « Beugnies
devient fou » !
Je vais immédiatement les rassurer :
En tant que conseiller communal, cela fait maintenant plus
de 28 ans, j’ai très souvent entendu la considération
suivante :
« Pas de problème, cela est subventionné par la Région
Wallonne », ou un autre pouvoir subsidiant.
Mais, comme on dit …« dans mon for intérieur », je pensais :
Si nous Montois, nous agissons de la sorte,
- les Carolos aussi disent - « Pas de problème, c’est
subventionné par la Région Wallonne » ;
- les Namurois aussi disent: « Pas de problème, c’est
subventionné par la Région Wallonne » ;
- les Tournaisiens aussi disent : « Pas de problème, c’est
subventionné par la Région la Région Wallonne » ;
- les Liégeois aussi disent : « Pas de problème, c’est
subventionné par la Région Wallonne ».
Et pourtant :
Ne pensez-vous pas que quelle que soit l’institution
publique qui procure le service, ce service sera toujours au
bout du compte payé par le même,… le citoyen contribuable,
qu’il soit montois, Carolos ou Tournaisien ?
Il me paraît évident qu’une institution publique ne peut
raisonner en terme d’avantages financiers uniquement pour
elle-même et poursuivre strictement son propre intérêt.
Si les individus doivent faire preuve de civisme, à plus
forte raison que les institutions doivent aussi faire preuve
de civisme, elles qui représentent l’intérêt général.
En permettant de rationaliser l’offre d’enseignement, en
permettant d’éviter des concurrences stériles et les
doublons, l’institution provinciale que nous représentons,
fait preuve de civisme !
Elle fait preuve de civisme, car non seulement l’écolier y
gagnera en qualité et confort d’enseignement, mais aussi au
bout du compte, c’est aussi le citoyen contribuable qui y
gagne !
L’opposition aurait très bien pu feindre de ne pas
comprendre ce que je viens d’exposer.
Elle ne l’a pas fait et je tiens ici à féliciter aussi les
membres de l’opposition qui par cette attitude, ont eux
aussi fait preuve de civisme.
2. Je suis heureux comme conseiller provincial hennuyer et
en particulier Président d’une Commission, Commission que
j’ai à coeur, celle de l’enseignement.
- a) Je suis heureux comme Président de la Commission
enseignement.
Heureux, car nos nombreuses Commissions, explications,
débats, visites des lieux, réunions notamment avec les
syndicats se sont déroulées dans la totale transparence,
voire dans la convivialité.
Le précieux concourt de la Députée Permanente responsable de
l’enseignement, ainsi que toute la compétence du personnel
provincial et en particulier du directeur général et du
directeur régional de l’enseignement provincial ne sont
certainement pas étranger aux succès de ces réunions.
Ces diverses réunions ont notamment permis de rassurer le
personnel enseignant comme aussi le personnel non-enseignant
des établissements concernés.
Aujourd’hui c’est donc aussi pour moi l’aboutissement de
tous ces efforts de transparence et de communication.
Je souhaite aux personnels « repris », la bienvenue dans
l’enseignement de la Province de Hainaut et j’en suis
certain, ils seront fiers d’appartenir à cet enseignement
réputé.
- b) Je suis heureux comme provincialiste
En effet, alors que l’institution provinciale a été et est
souvent remise en question, voire malmenée, il est
indiscutable que cette opération confirme son utilité et la
conforte dans son « métier de base » :
Dès la rentrée prochaine, 1.400 élèves vont affluer dans les
établissements provinciaux d’enseignement !
La Capitale du Hainaut, comme la Communauté française en
cédant une partie de son enseignement à la Province,
reconnaissent implicitement l’expertise de la Province comme
pouvoir organisateur d’enseignement et confirme la Province
dans son rôle de pouvoir intermédiaire.
Permettez moi maintenant d’être un peu « égoïste », je dis
bien un peu…, un tout petit peu, si vous le permettez…
3. Je suis heureux comme Montois !
Je suis heureux, car je suis persuadé que pour ma Ville, là
où l’enseignement technique et professionnel était trop
dispersé, que ces reprises par la Province vont être
bénéfiques du point de vue de la qualité de l’offre
d’enseignement dans ma Ville.
Du fait de ses nombreuses institutions d’enseignement, l’on
peut qualifier la Ville Mons de « Ville cognitive ».
Je me réjouis dés lors, du projet ambitieux de créer à Mons
« un pôle qualifiant ».
Ce projet permettra d’améliorer dans la capitale hennuyère,
l’offre d’enseignement et d’harmoniser cette offre dans les
secteurs techniques et professionnels.
Plus que jamais, plus que jamais, Mons et l’arrondissement
de Mons, là où le taux de chômage est de 28%, ont besoin
d’une adéquation entre les formations offertes et les
demandes des employeurs.
4 -Et enfin, je suis heureux comme mandataire MR, membre de
la majorité.
- Le 29 juin 2001, à l’issue d’une rencontre avec Monsieur
Hasquin, alors Ministre Président du Gouvernement de la
Communauté française et Monsieur Rudy Demotte, le Député
Permanent Claude Durieux soulignait que les Provinces
s’étaient forgées « un profil qui tend à les impliquer dans
les matières personnalisables ».
Il soulignait un des extraits de l’accord entre la Province
et la Communauté française qui précisait :
(je cite ) « Les partenaires de la majorité s’accordent pour
dire que la Province doit se recentrer sur ses métiers de
base » (fin de citation)
Il poursuivait en précisant que le Hainaut est l’un des
principaux pouvoirs organisateurs d’enseignement de l’espace
Wallonie-Bruxelles.
Et cet accord, tenant compte des spécificités des provinces,
mettait en évidence pour le Hainaut: « l’enseignement et les
formations »
- Peu de temps avant, le 21 juin 2001 de la tribune où je
suis, Monsieur le Député Permanent Jean-Pierre de Clercq, se
référant à notre accord de majorité PS-MR 2000 - 2006,
mettait en évidence cette phrase :
(je cite ) « Les politiques provinciales seront précisées de
commun accord, en début de législature ; elles viseront à
développer les missions essentielles de la Province (…) »
(fin de citation)
- Le 06 février 2002 sur le site du Grand Hornu, à
l’occasion de la cérémonie de signature de la Charte de
partenariat entre la Communauté française et la Province de
Hainaut, le Député Permanent Claude Durieux en présence des
représentants de la Communauté française les Ministres
Hasquin et Demotte, déclarait :
(je cite) « Les objectifs sont clairs et louables :
rechercher les complémentarités d’actions, harmoniser
l’offre des services et rendre lisible leurs accessibilités
auprès de plus grand nombre » (fin de citation)
Il mettait en évidence, l’inacceptable des concurrences
stériles et des filières débouchant sur des impasses.
- Le 15 mars 2002, à Mons le Groupe provincial MR faisait
une conférence de presse, nous rappelions toute l’importance
qu’avait pour nous (je cite) « le recadrage des missions
provinciales en tenant compte des spécificités respectives »
En effet, en effet, si je m’en réfère, à notre document
d’origine : « le programme provincial du MR », programme que
nous avons présenté à l’électeur lors des élections 2000 et
qui dès lors pour nous constitue la référence principale, je
constate en première page, qu’afin (je cite) « d’accentuer
la visibilité des Provinces et d’autre part d’éviter les
concurrences stériles » (fin de citation)
…nous proposions :
(je cite) « Un recentrage des Provinces sur leurs métiers de
base, là où l’institution provinciale a effectivement
démontré son savoir-faire » (fin de citation)
Et « L’enseignement » y est cité en tout premier lieu
Je suis dès lors pleinement heureux, qu’aujourd’hui,
aujourd’hui « Jour J », l’on puisse dire, que notre
majorité, avec le concours de vous tous, a réalisé ces
promesses.
Alors, vous avez compris,… j’ai vraiment beaucoup de
raisons d’être heureux !
Je vous remercie de votre attention. »
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