Mon action au niveau provincial

 


Conseil Provincial du Hainaut

Le 13 Février 2007

« Restaurer l’Esprit entrepreneurial par l’enseignement »

Voir l'article de La Province, cliquez ici

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,
Mesdames, Messieurs,

Un article signé Jean Pierre Stroobant dans le Monde du 9 novembre 2006 commence par ces phrases :

(Je cite) « La Wallonie vient d'enregistrer le taux de chômage le plus élevé de son histoire : 19 % de la population active.

La situation a incité les patrons wallons, mercredi 7 novembre, à mettre en cause le système éducatif de la région francophone belge :
La moitié des chômeurs n'a pas de diplôme de l'enseignement secondaire et des milliers de postes restent vacants, faute de qualification suffisante des candidats » (fin de citation)


Un ouvrage paru il y a quelques jours sur le « Plan Marshall » intitulé « Le plan prioritaire de la Wallonie » édité par l’UCL confirme ce fait.

Par ailleurs, Le CRIOC (Centre de Recherche et d’Information des Organisations des Consommateurs) constate qu’au cours de ces dix dernières années le pouvoir d’achat a diminué de plus de 2% et que cette diminution a plus spécialement touché les plus démunis.

Même l’actuel Premier Wallon, adepte de la méthode Coué et de la « suggestologie », n’est pas parvenu dans ses récentes déclarations à suggérer une « pensée positive » (sic) à l’égard du taux de chômage wallon !

En ce qui concerne plus particulièrement le Hainaut, je ne vous apprends rien si je vous dis que depuis des années la Province de Hainaut reste la Province de Belgique qui cumule les handicaps socio-économiques et en particulier chez les jeunes où le taux de chômage des moins de 25 ans dépasse toujours les 30 %, soit deux fois plus que la moyenne des quinze.
Cet état des lieux a d’ailleurs été souligné l’année dernière par notre Gouverneur lors de sa mercuriale du 6 octobre 2005.


État des lieux constaté malgré les nombreuses aides, notamment européennes et régionales, à tel point que le Trends/Tendances du 12 mai 2005 titrait :
(je cite) « Le Hainaut mérite-t-il l’argent européen ? » (fin de citation)

Il ne faut pas perdre de vue que même si parfois l’on se réjouit de voir notre taux de croissance du Produit Intérieur Brut tendre à s’inscrire dans le taux de croissance moyen européen, que notre handicap de départ demeure par rapport à ce dernier.

Il paraît pourtant évident que pour rattraper quelqu’un qui ne vous attend pas, il faut nécessairement courir plus vite que lui et que plus l’on attend pour le faire, plus vite il faudra courir par la suite pour le rattraper !

Je ne veux pas entrer dans la polémique de l’utilisation des aides européennes en Hainaut, mais un fait m’interpelle plus que tout autre :



C’est que des études récentes viennent encore nous confirmer que notre région figure parmi les régions les moins entreprenantes d’Europe.

Ainsi, l’équipe du « Gem » (Groupe d’Economie Mondiale) établie à Londres et comprenant des chercheurs du monde entier concluait que seulement 3,9 % de la population en âge de travailler avait été impliquée dans la création d’une activité nouvelle au cours des 42 derniers mois alors que la moyenne pour les pays de l’Union Economique Européenne est de 8,3%.

L’année dernière lors de mon intervention je rappelais les constats et thèses émises depuis des années par de nombreux économistes et sociologues :

Une Culture négative et en particulier :
« une espèce de fatalisme ambiant, une peur de l’avenir, un manque de foi en ses possibilités, une mentalité d’échec et d’assisté sont la cause d’un déficit « entrepreneurial» en Hainaut »


Depuis les ouvrages du sociologue Max Weber, nous savons qu’il existe une forte corrélation entre « l’état d’esprit » d’une population et l’état son économie.
Le professeur Michel Quévy de l’UCL a confirmé cette thèse à de nombreuses reprises dans ses recherches sur le déclin wallon.

Autrement dit il ne sert à rien de polémiquer sur l’utilisation des aides européenne en Hainaut si un déficit entrepreneurial persiste.

Veuillez m’excuser de l’expression, mais elle est parlante ; l’on a beau injecter toutes les aides possibles :

« L'on ne sait pas faire boire un âne qui n’a pas soif ! »


Le courrier hebdomadaire du CRISP (N° 1919-1920) (Centre de Recherche et d’Information Socio-Politique), portant le titre « le plan Marshall pour la Wallonie » dans ses conclusions corrobore cette thèse en ce qui concerne l’injection prévue d’un milliard d’euros sur quatre ans.

Si d’une part il constate que dans une économie ouverte et de petites tailles, l’effet macroéconomique de cette injection est pratiquement négligeable, d’autre part il ajoute (je cite) :

« Mais, c’est sans doute en termes d’image et d’évolution sociologique que le plan peut produire ses effets les plus profonds et les plus durables.

Le plan peut contribuer à faire mieux accepter par les Wallons la nécessité dans laquelle la Région se trouve d’entreprendre et de créer de l’activité économique marchande.

Par ailleurs, le plan Marshall comporte un appel explicite à un changement d’état d’esprit qui apparaît comme la principale innovation sociologique (…), son insistance sur la nécessaire création d’activités économiques marchandes permet de penser qu’il s’agit d’une attitude générale plus favorable à l’esprit d’entreprise » (fin de citation)


D’autres constats s’imposent :

Des économistes français ont dernièrement établi une « Loi des 15% », propre à une économie moderne de croissance.
C’est à dire que suite aux mutations technologiques de plus en plus rapides et des nouveaux marchés qui se créent :

Annuellement 15% d’emplois se détruit, mais est au moins compensé par 15% d’emplois qui se crée dans des nouveautés.
C’est ce que l’économiste Schumpeter appelait le processus de « destruction créatrice ».

Dès lors, alors qu’il était possible par le passé d’envisager sa vie auprès d’un même employeur et dans des conditions de relative stabilité, le travail de demain s’exercera dans la diversité, dans une grande mobilité et dans une constante réadaptation.

En outre, l’évolution actuelle vers une économie fondée sur les services donnera de plus en plus l’opportunité à de nombreuses personnes de lancer leur propre entreprise.

Dès lors, les compétences et les attitudes entrepreneuriales sont devenues dans de nombreux domaines les compétences essentielles à acquérir.

Or, le dernier rapport « Gem » (Groupe d’Economie Mondiale) sur l’activité entrepreneuriale, auquel j’ai fait référence, précise :

(Je cite) « Par ailleurs, l’enseignement, en particulier au niveau primaire et secondaire, n’encourage pas des comportements entrepreneuriaux comme la prise d’initiative, la créativité et l’autonomie.

Ce jugement négatif, aux yeux des experts, peut expliquer le manque d’allant et d’envie des jeunes à l’option entrepreneuriale de leur carrière professionnelle.

En comparaison avec la plupart des pays européens, la Région semble baigner dans une mentalité et un contexte Culturel qui n’encouragent pas les comportements entrepreneuriaux, la prise de risques et la création d’entreprises. » (fin de citation)

À cet égard, je dois vous dire que durant la dernière législature, lors des visites de la « Commission Enseignement » dans différentes institutions scolaires provinciales des régions du Hainaut, j’ai été particulièrement enchanté par la qualité de notre enseignement et son innovation dans de nombreux domaines.



Néanmoins, un point m’a interpellé :
Lorsque j’interrogeais des élèves sur leurs intentions de créer leur propre emploi, notamment comme indépendant; très rares étaient ceux qui répondaient positivement.


Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Pourtant… pourtant, j’ai acquis la conviction que notre enseignement provincial peut devenir le moteur du développement et de la diffusion d’une Culture entrepreneuriale et dès lors jouer un rôle essentiel dans le développement de notre province.

La diffusion à moyen terme dans le Hainaut de l’esprit entrepreneurial grâce à notre enseignement, facteur essentiel de relance ; vous imaginez quel projet ambitieux qui peut à jamais valoriser notre institution provinciale !

Les outils nous les avons :


- Le recentrage sur notre métier de base essentiel que constitue notre enseignement, reconnu pour ses innovations pédagogiques.

- « Hainaut développement », qui pourrait aussi jouer un rôle de relais entre le monde de l’enseignement et celui de l’économie.

À nous dès lors d’exploiter à fond ces atouts et d’établir un vaste projet dans ce sens en utilisant pleinement nos compétences, nos ressources humaines et de provoquer des synergies mobilisatrices.

La volonté nous l’avons aussi :

Le point 1 de la note de politique provinciale 2006, titre :

(je cite) « Un enseignement innovant » (…) ; « Privilégier l’innovation pédagogique » (…) ; « La Province, en tant que Pouvoir Organisateur, prône le changement plutôt que la continuité :
Elle adaptera ses méthodes aux réalités pour évoluer en même temps que la société (…) »

« Continuer à former les professeurs à l’enseignement par compétences »

« Aujourd’hui, nous devrons poursuivre notre travail en définissant et en maintenant les grands axes sur lesquels reposeront nos projets »

- En outre, lors de son intervention à l’occasion du budget 2007, Madame la Députée provinciale, a longuement insisté sur (je cite) :

« La nécessaire adéquation entre une formation de qualité et les attentes du marché », qui « est plus que criante ».

(Je cite toujours) « Il nous faudra aussi développer davantage notre enseignement qualifiant (…), en organisant encore une meilleure adéquation entre formation et emploi, ou en continuant à former les professeurs à l’enseignement par compétence. »

« Parmi les actions envisagées, nous devons notamment continuer à privilégier l’innovation pédagogique (…) comme nos écoles du futur » (fin de citations)

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Voilà donc bien ce que je propose :

Que l’axe 1 de notre enseignement provincial vise :

« La création et la diffusion de l’esprit entrepreneurial »


La question essentielle que je me suis posée et qui a été l’objet de ma recherche, a été :


Peut-on réellement enseigner l’entrepreneuriat ?


Vous remarquerez que je parle d’entrepreneuriat plutôt que d’esprit d’entreprise.
L’entrepreneuriat est un terme plus général que l’esprit d’entreprise, c’est ce que les Anglo-saxons nomment l’entrepreneurship

Le concept d’entrepreneuriat ne consiste pas seulement à créer sa propre entreprise, mais à créer son propre emploi.

Il s’agit de former des acteurs de la vie sociale qui ne soient pas appelés à occuper un poste, mais à le construire.


Pendant longtemps en Europe, l’entrepreneuriat a été considéré comme non enseignable, car disait-on :

« Enseigner l’entrepreneuriat ne pouvait relever d’une démarche optimisée et reproductible à l’infini. »


Il a fallu attendre les années 80 pour que des premières formations voient le jour, mais elles sont encore restées trop limitées aux écoles supérieures de commerce.
Où depuis une dizaine d’années seulement au système éducatif supérieur.

Néanmoins, un pas de géant était accompli :

L’entrepreneuriat, n’était plus considéré comme une qualité innée, mais devenait une discipline d’esprit et d’action qui désormais pouvait être l’apanage de beaucoup pour peu qu’on les y forme ou les renforce.

Dorénavant, l’on considère donc que l’on peut :

« Apprendre à entreprendre ».

Si une formation entrepreneuriale n’aboutit pas nécessairement à des créations effectives d’entreprises, elle vise à encourager des attitudes d’autonomie, de réactivité et à travailler en équipe ou en réseau.

Elle forme au développement de soi et à la capacité à traduire des idées en projets.

Il s’agit de former maintenant des acteurs de la vie sociale et entrepreneuriale qui ne soient pas appelés à occuper un poste pour lequel ils sont momentanément qualifiés, mais à le construire !

- Dans le milieu des années 90, en Belgique, la réforme de l’enseignement qualifiant prône ces qualités, qualités qui visent surtout selon le paradigme de « l’employabilité » à l’acquisition de compétences, compétences transférables d’un type d’emploi plutôt qu’à la préparation à un emploi spécifique.

Le Décret-mission de 1997, formalise l’existence de profils qui place le paradigme des compétences au centre du projet scolaire actuel.

- En février 2001, le rapport du Conseil de l’éducation de l’Union européenne comporte une section entière à la nécessité de développer l’esprit d’entreprise « tout au long du parcours d’éducation et de formation »… « Tout au long »
- En Espagne, depuis 2004-2005 l’enseignement de l’entrepreneuriat est intégré dès le primaire dans les programmes scolaires et un guide du professeur intitulé « l’esprit d’entreprendre, moteur du futur » a été distribué à l’ensemble des professeurs espagnols

Ainsi, l’entrepreneuriat s’étend et devient progressivement un nouveau concept pédagogique.

Il n’est pas une discipline académique comme aux États-Unis, ni une matière, mais une attitude consistant à promouvoir sous différentes formes, une démarche pas seulement de création d’entreprise, mais de son propre emploi :


L’objectif essentiel de l’enseignement devint progressivement de former à devenir l’entrepreneur de sa propre carrière !

Il faut néanmoins constater qu’en Europe, et plus particulièrement chez nous en Communauté Française que cette approche reste timide, manque de structures et de méthodes dans son application.



Nous évoluons encore beaucoup trop dans une Culture de l’imitation au métier trouvé et de l’imitation des gestes professionnels :


Nous devons désormais entrer dans une Culture de l’initiative du métier à inventer ou à recréer.

L’entrepreneuriat n’est pas une somme de qualifications, il s’agit d’un vrai changement Culturel à insuffler.
Changement qui doit être construit à l’école pour ensuite se diffuser dans tout le corps social.


Et là,

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Je pense que les Québécois nous montrent la marche à suivre….




Depuis quelques années, l’objectif du gouvernement Québécois est d’insuffler la fibre entrepreneuriale aux jeunes et le plus tôt possible.

Ainsi, l’enseignement Québécois est entièrement orienté vers cette démarche dés les primaires, l’entrepreneuriat est devenu dés le départ la compétence transversale essentielle.

Un premier plan d’action scolaire triennal 2004-2005-2006, sous l’appellation « Défi de l’entrepreneuriat jeunesse » avec le sous-titre révélateur « Mon avenir à ma manière » a été élaboré et vient de se terminer avec des résultats probants.

Dans le but de diffuser cet esprit dans toute la société, une première journée nationale de la Culture entrepreneuriale a été inaugurée le 16 novembre 2006.


Le Ministère de l’Éducation, du Loisir et des Sports a fait élaborer sous le titre « Invitation à la Culture Entrepreneuriale » un « Guide d’élaboration de projet à l’intention de tout le personnel enseignant »


Ce guide constitue une réflexion pédagogique sur l’entrepreneuriat en tant que valeur éducative et vise surtout à mieux outiller le personnel enseignant dans la concrétisation de projets à valeur entrepreneuriale.

- Une campagne de sensibilisation a été mise sur pied.

- Des modules de formations pour les enseignants ont été réalisés en coopération avec les organisations professionnelles où des entrepreneurs sont associés aux programmes de formations.

Et une stratégie mûrement réfléchie avec la participation de nombreux acteurs a débouché sur un vaste plan d’action.

Ainsi, une série de moyens concrets sont utilisés ; je vous en cite :

- La conception d’activités pédagogiques adaptées à l’enseignement primaire et secondaire :



Cette démarche suppose la mise en œuvre de programmes spécifiques pour les enseignants qui par la suite deviendront des agents multiplicateurs en formant d’autres enseignants au sein du pouvoir organisateur.

- La création d’un site Internet de formation (Guide du maître et de l’élève)

- La production de documents didactiques de soutien ainsi que des activités de sensibilisation.

- Le développement d’un réseau d’écoles micro-entreprises

- La mise en place d’un cours intitulé : « Lancement d’une entreprise »

- La création d’évènements et de lieu d’échange, notamment en organisant des colloques qui réunissent des initiateurs de projets, des entrepreneurs et différents intervenants voués à la diffusion de l’entrepreneuriat et à ses valeurs en milieu scolaire.

- La création de clubs d’entrepreneurs étudiants

- L’organisation de concours sur la réalisation la plus originale ou sur le Meilleur projet éducatif à l’esprit d’entreprendre :


Ainsi, un concours Québécois en entrepreneuriat qui s’adresse aux jeunes du milieu scolaire se déroule jusqu’au 19 mars 2007.

- L’identification des meilleures initiatives afin de les généraliser et de constituer un centre de ressources mis à la disposition des acteurs éducatifs.

- La mise sur pied d’un réseau de personnes ressources et de soutien à la mise en œuvre d’activités entrepreneuriales.

- L’appel à des personnes reconnues pour leur réussite, leurs compétences dans différents secteurs et pratiquant vis-à-vis des jeunes le mentorat.

Dans beaucoup de cas, ces personnes sont en fin de carrière ou à la retraite et donc disponibles.

- Enfin, lors des activités scolaires des entrepreneurs sont invités; ceux-ci viennent livrer un témoignage aux jeunes et partager leur expérience.

Les entrepreneurs, peuvent ainsi êtes perçus comme des modèles à suivre.

En effet, il faut être conscient que si la perception de l’efficacité s’acquiert par le biais des expériences personnelles, elle s’acquiert aussi par l’exemple donné par autrui, c’est ce que l’on appelle « l’expérience vicariante » :


« Pour être fier d’entreprendre il faut nécessairement pouvoir être fier de ceux qui entreprennent ! »


C’est donc l’inverse de ce qui est chez nous trop souvent de mise :

« La Culture de la médiocrité », où l’on a peur de mettre en évidence ceux qui réussissent.

Pour avoir l’envie d’entreprendre les jeunes ont besoin de modèles de réussite et dans notre région plus que partout ailleurs !


Ainsi, pas plus loin que la semaine dernière une assistante sociale du CPAS de la Ville de Mons me déclarait qu’actuellement il n’était pas rare de venir en aide à une famille où l’on comptait la troisième génération de Minimexés !

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Je pense que notre enseignement provincial est l’enseignement qui peut le mieux réussir ce pari.
Il peut mieux réussir ce pari, car l’enseignement provincial a déjà levé des obstacles majeurs tant dans la rigidité des programmes que dans les méthodes pédagogiques.

Les exemples ne manquent pas :

- Ainsi, « l’école du futur » :

« L’école du futur » se base essentiellement sur « l’apprentissage par projets ».


L’apprentissage par projet consiste à comprendre des concepts et des principes par des réalisations de projets de manière à construire un savoir dans un champ illimité de la connaissance.

La méthode des projets s’appuie sur un processus naturel qui est celui de l’action :

L’élève poursuit un but qui l’intéresse et trouve ainsi l’énergie pour acquérir les connaissances nécessaires à sa réalisation.


 Les enseignants deviennent des personnes ressources

Je pense qu’il faut aller plus loin encore, car « Le projet entrepreneurial », s’appuie lui sur l’idée d’une production qui crée un bien, un service, un événement.

Il s’agit ici de produire de la nouveauté, d’innover, de mener des actions en vue d’un bien, d’un service, d’un événement à créer qui ont une valeur dans notre milieu parce qu’ils répondent à un besoin.




Si la structure est semblable, entre « l’apprentissage par projets » et « le projet entrepreneurial » ce qui distingue essentiellement le projet entrepreneurial, c’est qu’il ne produit pas seulement un savoir, mais… qu’il est mobilisateur en générant une action originale et inédite.

Autre exemple :

- Dans notre enseignement supérieur, là « le projet entrepreneurial » est d’application dans certaines sections.

Ainsi, en Hainaut Occidental dans la section « graduat en agronomie » :

Seulement un tiers d’environ 130 étudiants de première parvenait à obtenir le diplôme de fin d’études.

Sous l’appellation évocatrice: « Cartes en mains pour entreprendre », dorénavant « un projet entrepreneurial » couvre les trois années :

- En première année un séminaire de confiance en soi a été mis au point.

Il est suivi par la recherche d’un projet et des visites d’entrepreneurs performants

- En deuxième année le projet choisi est accompagné techniquement.

- Et en troisième année avec la collaboration de l’Intercommunale IDETA et de la « Maison de l’Entreprise », l’on passe au travail de fin d’études.

Ce travail porte sur la faisabilité et la réalisation concrète du projet, c'est-à-dire aussi à la création de son propre emploi.

Création de son propre emploi dans des domaines offrant des débouchés par exemple : l’élevage, la fabrication de fromages, etc.

Après des résultats encourageants, la section kinésithérapie compte appliquer très prochainement la méthode.

- Et enfin, un exemple très tôt…, dans notre enseignement primaire :

- « L’école Victor Mirguet » en collaboration avec une pédagogue exerçant en France dans différents milieux scolaires, a l’année scolaire dernière parfaitement réussi l’expérience: « d’un projet entrepreneurial ».
Des enfants de 10 à 12 ans sont passés du rêve à la réalité :
Dans une démarche interdisciplinaire, les enfants sont partis à la découverte de Mons.

Cela a débouché par la création d’une maquette autour de laquelle les enfants ont élaboré des textes, poèmes, dessins, photos…

Afin, le tout a été imprimé dans un ouvrage qui a été présenté par les enfants lors d’une conférence de « presse-événement» tenue à l’Hôtel de Ville de Mons.

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame et Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Vous pouvez constater que dans l’enseignement provincial hennuyer il existe un potentiel indiscutable à développer un apprentissage et une pédagogie de « l’esprit d’entreprendre » et de « l’entrepreneuriat ».

Je vous propose que tout notre système éducatif évolue rapidement et activement vers la systématisation et la généralisation de ce concept !


Il faut absolument, forger l’avenir du Hainaut par des actions qui ciblent l’amont du processus entrepreneurial, c'est-à-dire à un stade où l’envie d’entreprendre prend consistance.

Cela suppose dès lors, une politique inscrite dans le long terme, politique qui cible en premier lieu l’enseignement : Notre enseignement !

Je vous propose que l’enseignement provincial devienne le fer de lance d’un changement de mentalité, changement qui sera diffusé dans tout le corps social de notre province et constituera dès lors le moteur essentiel d’un développement endogène hennuyer.

- Concrètement je pense qu’il faut constituer « un Groupe » qui mettra en œuvre ce projet ; rassemblera tous ceux qui ont déjà effectué ce genre d’expérience dans notre enseignement, rassemblera aussi tous ceux qui veulent apporter leur savoir-faire au projet : enseignants, pédagogues, mais aussi entrepreneurs externes.

Ce « Groupe » apportera tout le soutien nécessaire au corps professoral et diffuser partout dans le Hainaut ce changement Culturel.
- Effectuer une mission au Québec afin de prendre les contacts nécessaires et se rendre compte concrètement des résultats que les Québécois ont obtenus en vue d’une collaboration future sur ce plan, me semble aussi opportun.
- Il faudrait aussi, me semble-t-il, mettre sur pied :

« Un observatoire pédagogique de l’esprit entrepreneurial »


Cet observatoire aurait pour mission d’évaluer la progression du projet et les résultats obtenus.


Nous avons les ressources et les compétences humaines adéquates !

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame et Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Je pense qu’il n’y a pas de temps à perdre, car il s’agit d’un travail de longue haleine dont on pourrait voir, j’en suis, des résultats concrets et importants à la fin de cette législature.

Mais quel travail exaltant !
C’est un projet ambitieux, mais je le crois très sincèrement, c’est un projet vital pour notre province et… quel défi, quel défi pour notre institution provinciale :


« La Province de Hainaut réapprenant les Hennuyers à entreprendre !

Merci de votre attention.


Créer son propre emploi exemple :
 

Voir l'article, cliquez ici

 

 

1-Sélectionnez en partie ou en totalité le discours que vous voulez imprimer.

 

 

2-Cliquez sur le bouton
3-Dans la fenêtre "Imprimer", cochez la case "Sélection"