Mon action au niveau provincial

 


Conseil Provincial du Hainaut

Intervention publique
à la tribune du Conseil provincial du Hainaut


Conseil provincial d’octobre 2002

En Belgique et en particulier dans la Province de Hainaut, l’on peut être fier de son enseignement spécial (« spécialisé »).
Nous ne devons jamais perdre de vue que le but de l’enseignement spécial, c’est d’intégrer le plus tôt possible et autant que possible la personne handicapée dans notre société.
 

« Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Chers collègues,
Mesdames, Messieurs,

- La Belgique et en particulier la province de Hainaut peut être fière, très fière de son enseignement spécial.
Savez-vous que notre structure d’enseignement spécial est unique au monde ?

- Il y a quelques années, j’ai fait la connaissance d’un français, père d’une adorable fillette, elle s’appelait Marie et Marie était atteinte d’une malformation cardiaque, malformation qui avait provoqué un léger retard mental, mais surtout nécessitait beaucoup de soins et d’attention.

- Lorsque j’ai demandé à son père, pourquoi il était venu habiter avec sa fille en Belgique, ici à Mons ?
- Il m’a répondu ceci :
« Mon épouse et moi-même sommes allés consulter pour notre fille un professeur à Paris et ce spécialiste nous a dit,… pour votre fille, je ne vois qu’une solution, la Belgique »,

étonné je lui ai demandé pourquoi ?

- Et il m’a ainsi appris que mon pays, que ma province se distinguaient par son enseignement spécial :
Les enfants handicapés, m’a-t-il dit, y étaient particulièrement entourés, suivis, ils n’étaient pas flanquées tous dans un ghetto, il a même employé…, je me souviens, le terme poubelle…, mais les enfants handicapés, afin d’être mieux suivis, étaient regroupés en fonction d’un type d’handicap bien précis, ce qui était loin d’être le cas chez nos voisins.

- Maintenant ce père, qui est devenu un de mes bons amis, a perdu sa fille qui d’après les spécialistes n’en avait plus que pour quelques années à vivre.

- Mais, je vous assure :
n’asseyez jamais, de critiquer la Belgique, n’asseyez jamais, jamais de critiquer la province de Hainaut à cette personne de nationalité française, qui maintenant est définitivement installée en Wallonie !

- Notre système, nos soins ont permis de prolonger la vie de sa fille et de l’intégrer dans un environnement comme jamais elle n’aurait pu l’être dans son propre pays, pourtant notre voisin !

- Croyez-moi…, croyez-moi bien, lorsque vous apprenez cela de la bouche de ressortissant d’un pays ami, on est ému, on est ému et on est fier de son pays, fier de sa province !

- Maintenant, je voudrais précisément insister sur l’intégration des personnes handicapées, l’intégration dans le sens de la possibilité pour un enfant inscrit dans l’enseignement spécial d’accéder à l’enseignement normal et d’obtenir un diplôme de cet enseignement.

- L’enseignement spécial est régi par la loi de 1970 et en plus de 30 ans, une multitude d’arrêtés l’ont fait évoluer.

- Ainsi un arrêté de 1995 réserve la possibilité aux enfants de type 4 (les handicapés moteur), de type 5 (les enfants malades en milieu hospitalier organisé), de type 6 (les aveugles et malvoyants) et de type 7 (les sourds et malentendants), d’effectuer toute leur scolarité ou une partie de celle-ci dans l’enseignement ordinaire, enseignement ordinaire, moyennant un encadrement spécifique et tout en gardant son statut du spécial :
c’est ce que la province fait ici à Ghlin, pour les handicapés sensoriels.

- Cette formule, permet aux personnes dites normales et handicapées de se côtoyer dés le plus jeune âge et d’un point de vue éthique, de s’accepter et de mieux se comprendre.

- Je pense qu’il faut, étendre prudemment cette intégration des personnes handicapées car, l’on a beau dire, l’on a beau faire, l’enseignement spécial, bien qu’absolument nécessaire, stigmatisera toujours la différence.

- Bien entendu, cela doit être envisagé, lorsque cela est possible, après concertation et avis avisés et lorsque le comportement de la personne le permet.

- Autre avantage, l’intégration au plus tôt, moyennant un encadrement spécifique, n’est pas discriminatoire du point de vue du diplôme obtenu.

- J’ai eu moi-même la possibilité de donner cours à Tournai, dans le supérieur à une personne sourde.
Elle s’installait au premier rang et lisait sur les lèvres.
Moyennant un peu d’attention, il n’y a eu aucun problème et elle a obtenu un diplôme d’éducateur spécialisé gradué.

- Du point de vue des autres étudiants, qui faisaient des études d’éducateurs, cela apportait même un plus car leur sens de la solidarité étaient tous les jours mis à l’épreuve.

- Je suis donc convaincu, qu’il faut favoriser et expérimenter d’avantage, d’avantage mais prudemment ces possibilités, possibilités jusqu’à présent relativement verrouillées aux types 4, 5, 6 et 7.

- Le Ministre Pierre Hazette, prépare un Décret qui vise à étendre cette possibilité au type 3 (caractériels) et au type 8 (dyslexiques et présentant des difficultés d’expression) et ainsi d’amplifier les intégrations.
- Notamment dans ce but, un organe d’avis : le conseil général de concertation de l’enseignement spécialisé, va être créé.

- Mais, la réforme vise aussi, en ce qui concerne le secondaire, à mieux adapter les séquences d’apprentissage au rythme de l’enfant handicapé.
Ainsi la notion d’année scolaire, va être bouleversée :
des objectifs précis, agencés dans le temps et adaptés à chaque enfant, seront découpés en ’’plan individuel d’apprentissage’’ et tout cela, en y associant pleinement les parents.

- Le Ministre Pierre Hazette, compte faire de l’enseignement spécial qu’il va rebaptiser enseignement spécialisé, le laboratoire de l’école pluraliste.

- En effet, si de plus en plus à l’heure actuelle, le choix de l’école par les parents est déterminé beaucoup plus par la qualité de l’enseignement que par des questions d’ordre philosophique, il paraît évident que c’est dans l’enseignement spécial, que ce constat est le plus marqué.

- Je suis dés lors persuadé, que l’enseignement spécialisé de la province de Hainaut, ne sera pas en reste :

- Au contraire, l’enseignement spécialisé de la province de Hainaut, comme je l’ai précisé tout à l’heure :

Dans le cadre d’une saine concurrence, l’enseignement spécialisé de la province de Hainaut, en partenariat avec la Communauté française, saura se montrer des plus performant et… comme il l’a toujours fait, l’enseignement spécialisé de la province de Hainaut, aidera…, aidera demain mieux encore, les personnes dont le sort ne leur a pas été favorable… à s’intégrer dans la nouvelle société de la connaissance. »

 

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