Monsieur
le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Mes chers Collègues,
Mesdames, Messieurs,
- Je vais vous parler de l'éducation, surtout de l'éducation
civique et de l'éducation dans le cadre de la
mondialisation, car pour citer "le pédagogue de la
communication" Joél de Rosnay :
«L'éducation est au centre de toutes les stratégies de
construction de l'avenir. C'est un enjeu mondial, un des
grands défis du troisième millénaire »
Ainsi, dernièrement, j'ai été particulièrement interpellé
par :
- D'une part, les résultats d'une étude réalisée par le
Centre de psychosociologie de l'opinion de l'ULB :
étude portant sur la connaissance politique des jeunes de
leur commune, donc sur l'éducation civique... ; éducation
civique de jeunes de 14 à 22 ans, issus de 42 écoles
secondaires wallonnes, soit 92 classes tous réseaux
confondus.
- Et d'autres parts, dans le contexte de cette
mondialisation de l'éducation, je suis interpellé, voire
outré, par un terrorisme verbal et écrit ambiant :
terrorisme intellectuel dichotomique, qui classe le monde en
deux clans, les bons et... les autres, c'est à dire les
méchants..., " les méchants capitalistes", qui seraient
partisans d'une soi-disant (je cite) : « idéologie
Néolibérale pervertissante » (fin de citation)
- Ces méchants "Néolibéraux", tout en transformant le monde
en un vaste marché, vont dans la nouvelle "société de la
connaissance", mettre la main sur l'éducation, qui à
l'horizon 2015 va devenir, avec le développement des
systèmes de communication le plus grand marché du monde.
- Ces êtres cupides et sans vergogne, aux mains crochues, en
un mot... les "Néolibéraux", vont transformer l'éducation,
en une marchandise, marchandise asservie aux besoins des
entreprises capitalistes pour la conquête des marchés
mondiaux.
Et bien entendu comme ces "Néolibéraux", sont sans aucune
pitié, ils vont faire tout cela en écrasant les plus
faibles.
- Ainsi, l'éducation publique qui rassemble de par le monde,
plus de 50 millions d'enseignants et plus d'un milliard
d'élèves répartis dans des centaines de milliers
d'établissements scolaires va être phagocytée par les
appétits voraces de ces rapaces de Néolibéraux, Néolibéraux
qui ont déjà la main mise, sur notamment : la Commission
Européenne et l'Organisation Mondiale du Commerce.
- Dès lors, l'éducation tombée aux mains de ces prédateurs
de Néolibéraux, va devenir un monstrueux marché éducatif de
plus de deux mille milliards de dollars : marché éducatif
dont le but exclusif, sera de former des générations
d'aventuriers, de guerriers, de conquistadores impitoyables,
ayant pour seul objectif ; leur profit maximum et l'apogée
de leur puissance en ce bas monde.
Je n'invente rien et je n'exagère même pas !
Soyez attentif..., lisez..., écoutez..., écoutez autour de
vous ces « chevaliers blancs de l'anti-mondialisation », ils
ne disent rien d'autre :
je l'ai lu de mes propres yeux, je l'ai entendu de mes
propres oreilles ce discours, j'ai entendu ce discours ici à
Mons, je l'ai entendu prononcer notamment par des autorités
académiques, dans nos instituts d'enseignement supérieur...,
dans nos facultés.
- Donc..., donc bafoué par ces immondes Néolibéraux,
l'objectif essentiel du décret missions de l'enseignement du
24 juillet 1997, décret qui prévoit à l'article 6..., je
cite :
« Tout pouvoir organisateur poursuit notamment l'objectif
suivant ; préparer tous les élèves à être des citoyens
responsables, capables de contribuer au développement d'une
société démocratique (...) ».
- Donc..., méprisée par ces infâmes Néolibéraux, l'exigence
actuelle des compétences terminales et savoirs communs
requis et qui précisent, je cite : «pour mettre en oeuvre au
quotidien les valeurs de la démocratie et exercer leur
citoyenneté, les élèves sont amenés (...) à comprendre
progressivement l'organisation politique, les institutions,
la représentativité, la citoyenneté, les pouvoirs (...), les
courants et les partis politiques, le système électoral (,
(fin de citation)
- Donc, terminé, fini, anéanti le projet éducatif et le
projet pédagogique de la province de Hainaut !
Et pourtant, et pourtant..., j'y reviens..., j'y reviens sur
le sondage réalisé par l'Institut de Sociologie de l'ULB:
- Afin de respecter la répartition de la population scolaire
en Région Wallonne, sur les 42 établissements tous réseaux
confondus, 42 établissements appartenant à 24 communes : 8
communes, soit un tiers sont situées en province de Hainaut,
il s'agit des communes de : Ath, Binche, Braine le Comte,
Charleroi, Gilly, La Louvière, Manage et Mons.
- Parmi l'échantillonnage, 48,1% d'étudiants fréquentent le
secondaire général et 21,1%, sont à l'université ou dans
l'enseignement supérieur : donc les élèves qui fréquentent
l'enseignement technique, professionnel, ou sont en
apprentissage, représentent le solde, soit uniquement 28,1%.
- Les résultats donnent notamment ceci :
sur 1.519 jeunes de 14 à 22 ans qui ont répondu au
questionnaire, 30%, savent que le CPAS dépend de la commune
; 2 sur 3 sondés, savent que la commune ne distribue pas le
courrier et un jeune sur quatre, sait que les recettes
communales ne viennent pas d'une dotation du Roi.
Attendez... ??, mais alors..., mais alors... si je calcule
bien, cela signifie-t-il que 70% ignorent que le CPAS dépend
de la commune et que un sondé sur trois pense que c'est la
commune qui distribue le courrier ? Et aussi, que 3 jeunes
sur 4 jeunes pensent que les recettes de la commune
pourraient venir d'une dotation du Roi…
Vous êtes sûrs ?
- Vous êtes certains que prés d'un tiers des jeunes de 14 à
22 ans, pense que c'est la commune, pouvoir le plus proche
du citoyen, qui distribue le courrier ?
- Vous êtes vraiment certains que les trois quarts des
jeunes pensent que les recettes communales pourraient venir
d'une dotation royale.
- Eh oui..., affirmatif, surprenant n'est-ce pas ?
- Par ailleurs, pourquoi débattre sur le sujet, puisque plus
de 58% des jeunes pensent, qu'on vote déjà, afin d'élire le
Bourgmestre ?
- Alors, ...Imaginez..., imaginez..., les résultats si l'on
avait fait un tel sondage sur l'institution provinciale...,
je n'ose même pas y penser !
- Mais rassurez-vous, mais rassurez-vous quand même,
Messieurs les Députés Permanents : plus de 35% des jeunes
questionnés, savent qu'on n'élit pas dans leur commune les
Députés Provinciaux...
Allez savoir..., allez savoir, ce que les autres 65 %
pensent de quelle façon vous avez accédé à votre fonction? -
Cela est et cela restera un mystère -
- Mais alors, il n'y a pas de doute..., il n'y a pas de
doute, tout cela, c'est faute aux Néolibéraux... !
Mais bien entendu ! Alors que certains proposent le vote à
seize ans, le Mouvement Réformateur par la voix de son
président a eu le toupet de juger cette proposition
démagogique :
démagogique sans une réflexion sérieuse, réflexion sérieuse
sur une préparation à la citoyenneté, préparation dans le
cadre d'une formation civique plus active à l'école !
- Pour tout vous dire, l'on vient de supprimer dans les
Écoles Normales le cours d'Institutions de l'Etat Belge
appelé IEB, cours qui se donnait à toutes les premières
Normales à raison d'une heure par semaine.
Ce cours, il faut bien l'avouer et je parle par expérience,
se donnait souvent dans des conditions déplorables et par
des professeurs d'Ecoles Normales non formés pour ce cours,
cours dont ils avaient bien souvent obtenu la charge,
simplement pour compléter leur horaire.
- Vous imaginez alors les élèves..., les élèves, qui
reçoivent un cours dans le secondaire par un enseignant qui
n'a pas lui-même été formé, ou qui a reçu lui-même un cours
à l'Ecole Normale par un non spécialiste!
Pourtant... et pourtant ne trouvez-vous pas une similitude
entre le décret mission de 1997 et ceci :
(je cite) « Le but de l'école publique est de rendre le
citoyen capable des fonctions sociales auxquelles il a droit
a être appelé (..) et par là d'établir entre le citoyen une
égalité de fait en rendant réelle l'égalité politique
reconnue par la loi »... car
« Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont
difficiles à surprendre, même sous la constitution la plus
libre, un peuple ignorant est toujours esclave »... «
L'école doit former des citoyens qui appliquent l'esprit
critique aux institutions publiques elles-mêmes »
et enfin... « Il faut réfléchir sur la citoyenneté avant de
l'exercer » ...
- tiens..., tiens, ce n'est pas ce que disait le Président
de l'actuel Mouvement Réformateur? -
- Et bien, Monsieur le Président, Monsieur le Gouverneur,
Chers collègues, ces paroles ont été prononcées en 1792, oui
en 1792 par le marquis de Condorcet alors président de
l'Assemblée Nationale Française :
le marquis de Condorcet afin de concrétiser ces objectifs,
proposait déjà, il y a plus de deux cents ans, une
instruction civique sous forme de conférences sur les lois
et les institutions
- Quelle actualité n'est-ce pas ! -
- Mais bien sûr, le Marquis de Condorcet, dont de nombreux
Lycées portent aujourd'hui le nom en France, ne pouvait être
en 1792, il y a deux cent dix ans, un Néolibéral ? : bien
sûr..., le Marquis de Condorcet opposé au mercantilisme de
l'époque, est classé comme physiocrate, c'est à dire tout
simplement un des précurseurs des Libéraux ou si vous
préféré un des "Prélibéraux"
- Mais au fait, puisque ces très méchants .Néolibéraux
veulent transformer nos étudiants en conquistadors, cela
signifie donc, en toute logique que de tout temps..., qu' à
toutes les époques, ces êtres sans scrupules de libéraux ont
eu ces intentions malfaisantes en ce qui concerne
l'éducation !
Voyons un peu..., remontons le temps avant de revenir à
notre époque.
Je vous invite à monter avec moi dans la machine à explorer
le temps..., partons... :
- Mon compteur indique 1846, je reconnais la Grand-Place de
Bruxelles..., l'Hôtel de Ville est devant nous..., poussons
la porte de la salle gothique, la salle est remplie de
monde, je me renseigne... ah, c'est la création du premier
parti belge..., il se nomme le parti libéral.
- Le parti libéral est réuni pour son premier congrès, je me
renseigne :
il paraît que le parti libéral, a mis sur pieds un programme
minimum en six points, ce programme se trouve au fond sur
une table, avançons-nous allons essayer d'aller y jeter un
coup d'oeil.
...Permettez, je salue en passant des amis politiques, voilà
Monsieur Allard ; avocat et conseiller communal à Tournais
il parle à Monsieur Renard, négociant à Tournais, salut!
Tiens, quelle surprise..., voilà Monsieur Flameng,
industriel à Braine-le-Comte et il est avec Monsieur
Lefebvre, notaire à Frasnes-Lez-Buissenal..., bonjour
messieurs Permettez..., j'aperçois Monsieur..., mais oui,
c'est Monsieur Champagne, propriétaire à Rebecq, il est avec
quelqu'un, mais de dos, je ne l'aperçois pas bien, a
excusez-moi...
bonjour..., bonjour, vous ici Monsieur De Clercq, notaire à
Grammont, je ne vous avais pas reconnu...
- Mais rapprochons-nous de l'estrade où est posé ce
programme... voilà j'y suis, cela n'a pas été facile avec
tout ce monde, voilà..., point 1..., point 2..., point 3...,
lisons : cite) L 'organisation d'un enseignement public à
tous les degrés, sous la direction exclusive de l'autorité
civile, en donnant à celle-ci les moyens constitutionnels de
soutenir la concurrence contre les établissements privés
(...) » (fin
de citation)
Maintenant, retournons dans notre machine et remontons un
peu le temps...
- 1879, nous apprenons que c'est le libéral Frère Orban qui
est premier Ministre des Belges et on nous parle sans cesse
d'une la loi du Ministre libéral Pierre Van Hun Beeck, c'est
une loi qui oblige chaque commune à avoir une école
officielle...
Poursuivons notre voyage.
- 1914, nous sommes sous le gouvernement de Broqueville à
participation libérale (juin 1911-juin 1915), nous croisons
sur le chemin de l'école, un écolier le cartable au dos, il
est pressé, il râle un peu... : il nous apprend que
l'enseignement est rendu obligatoire jusqu'à 14 ans. -
Maintenant, partons vite car la guerre va être déclarée -
- 17 décembre 1932, des vendeurs de journaux s'égosillent :
«Création du premier Ministère de l'Instruction Publique 1
», tiens..., tiens..., mais c'est le libéral Maurice Lippens
qui est à la tête de ce nouveau Ministère (l'instruction
étant auparavant de la compétence du ministère des Sciences
et des Arts)
- Et maintenant, revenons à notre époque...,
nous sommes ce 1er septembre 2002, soit 156 ans après le
premier congrès du parti libéral de Belgique où je vous ai
emmené. Nous sommes à Rochefort, le Mouvement Réformateur,
vient de voter son nouveau Manifeste.
Quelqu'un nous en donne un exemplaire..., où parle-t-on de
l'enseignement ?
À voilà, page 26, je lis…Chaque citoyen a droit à une
formation de qualité nécessaire pour développer ses
aptitudes personnelles.
Investir pour garantir ce droit est une priorité politique
(...)
(..) L'enseignement est un outil puissant de l'émancipation
humaine.
(..) La lutte contre toutes les formes d'exclusion
s'assimile avant tout à un combat pour l'éducation.
Et page 27: (..) L'école apparaît de plus en plus comme un
lieu essentiel de l'éducation à la responsabilité civique.
Le parcours scolaire doit former à une citoyenneté libre et
responsable (...)
Il doit (...) initier à la vie en communauté, c'est-à-dire à
la démocratie et au débat politique.
Ces objectifs seront atteints en ouvrant l'école sur les
institutions publiques (..). Les Réformateurs garantissent
(..), la décentralisation, l'autonomie, la liberté
d'enseignement (…)
Mais alors..., mais alors... les libéraux, les libéraux, ils
sont attachés à l'enseignement et à l'enseignement public en
particulier.
Mais alors, on nous manipule ? On nous ment !
- Et bien oui..., oui et mille fois oui, les libéraux sont
attachés, nous sommes attachés à un enseignement
décentralisé, autonome et libre, c'est-à-dire l'inverse d'un
enseignement public monolithique, sans concurrence..., sans
aucune concurrence, tant à l'intérieur de l'enseignement
public qu'à l'extérieur de l'enseignement public, c'est à
dire avec aussi un enseignement privé.
- Je pense, nous pensons, que la qualité de l'éducation sans
l'aiguillon de la concurrence s'en ressentirait
nécessairement et que des organisations décentralisées comme
les communes, comme les provinces, comme les provinces ;
polycentriques c'est-à-dire en partenariat, en partenariat,
avec une institution centrale comme la Communauté française,
réglée par des acteurs autonomes, s'ajustant réciproquement
dans un pluralisme institutionnel, sont nettement plus
efficaces, nettement plus efficaces que des organisations
centralisées, unifiées et quasi monopolistiques.
- En outre, le pluralisme des structures n'est possible que
si le système d'éducation reconnaît, outre une certaine
liberté dans la gestion et l'aménagement des écoles, la
liberté pédagogique.
Dans le cas contraire, la pédagogie au lieu de servir
l'école et ses finalités, s'épuise, s'épuise à se conformer
aux objectifs et instructions élaborés par des instances
centrales bureaucratiques.
- Et dans ce cas, les possibilités d'expérimenter sont quasi
inexistantes : jamais..., au grand jamais, dans tel système,
on aurait pu voir naître..., jamais on n’aurait pu voir
naître... "L'École du futur de la province de Hainaut"
- 11 est évident que "L'Ecole du futur de la province de
Hainaut", tout en oeuvrant dans un cadre institutionnel
pluraliste, doit son succès à sa capacité d'attirer et de
retenir des élèves dans un système concurrentiel, dans un
système concurrentiel et non pas, non pas à la possession
d'un monopole légal !
- C'est bien dans le cadre « d'un marché de l'éducation »,
terme qui fait frémir les schizophrènes de la
mondialisation, que le libre choix des parents s'est porté
sur "l'Ecole du futur de la province de Hainaut" et que la
demande est largement supérieure à l'offre, puisqu'elle
affiche complet.
- Je crois dés lors, qu'en ce qui concerne, l'éducation à la
citoyenneté, l'enseignement de la province de Hainaut peut
faire des efforts particuliers : l'enseignement de la
province de Hainaut peut se distinguer, l'enseignement de la
province de Hainaut peut se montrer aussi novateur dans ce
domaine et l'enseignement de la province de Hainaut peut dés
lors être préféré par les parents justement pour cette
particularité.
- La particularité de l'école publique, c'est qu'elle
possède une vocation universelle et civique et elle peut
très bien dans un cadre concurrentiel proposer une formule
d'éducation que bien des parents peuvent préférer.
Quant à l'épouvantail du Néolibéralisme, épouvantail agité
par certains qu'on pourrait qualifier EUX de Néo ... de «
Néo...Marxistes » Ouf !
- A ces « NéoMarxistes et Compagnie », qui pratiquent un «
terrorisme intellectuel » à tout crin et dont certains
déguisés, hantent parfois nos cénacles et nos auditoires,
Pascal Salin, professeur d'économie à l'Université de Paris
Dauphine, écrit ceci :
« après l'effondrement spectaculaire du communisme et la
révélation de ses horreurs humaines (...), on aurait pu
penser que, désormais (..) l'on pouvait se réclamer avec
fierté du libéralisme, mais l'habileté diabolique (..) de
tous ceux qui s'étaient si constamment et tragiquement
trompés a consisté à faire croire à l'existence d'un ennemi
imaginaire : « le Néolibéralisme »...
(…) Ce mythe, (...) est à la fois une construction
intellectuelle imaginaire et le bouc émissaire concret de
tous les maux de la terre.
Car le Néolibéralisme, ça n'existe pas !
N'est-il pas paradoxal, en effet, de faire, du FMI ou de la
banque mondiale des symboles du capitalisme alors qu'il
s'agit d'organisations interétatiques ?
Les ressources qu'ils distribuent ont nécessairement été
produites par les efforts de personnes privées auprès
desquelles elles ont été prélevées.
Et elles sont essentiellement redistribuées à des Etats et à
des organisations publiques.
(…) Ainsi, le FMI et la Banque mondiale ont gaspillé des
ressources considérables (…), ils ont aidé à se maintenir en
place des régimes aussi nuisibles que corrompus.
Ce n'est pas sur les marchés mondiaux qu'il faut trouver la
source des maux des habitants des pays pauvres, (…) :
(…) Comme l'a si bien souligné l'auteur péruvien Hermando de
Soto, dans de nombreux pays sous-développés on appelle
capitalistes les propriétaires de grosses entreprises qui
vivent en symbiose avec l 'État, qui vivent de subventions,
de privilèges, de protections douanières et qui en retour,
soutiennent les hommes politiques en place (…). Ils sont des
nomenklaturistes, des parasités sociaux. »
- En outre, Monsieur le Président, chers collègues, comme
nous l'a dit à cette tribune, l'année dernière, dans son
discours..., Monsieur le Gouverneur: « la mondialisation n'a
rien de nouveau » ; elle a eu un essor considérable au 19éme
siècle et un essor qui a permis une croissance considérable.
La mondialisation est donc à la source de notre bien-être.
- J'ajouterais que la mondialisation a aussi constitué le
triomphe de l'idéal des grands penseurs de la liberté du 19e
siècle : grands penseurs qui rêvaient d'un monde structuré
autour de Communautés pacifiques, pacifiques et dévouées au
développement des échanges commerciaux et des échanges
culturels... et des échanges culturels.
Mais malheureusement, ce rêve..., ce rêve fut brutalement
interrompu par les doctrines et les étatismes sanglants du
20e siècle.
- Et si vous le permettez, je cite..., je cite encore une
fois Monsieur le Gouverneur : «1' histoire a démontré qu'une
économie prospère est impossible sans la logique du marché à
grande échelle »
- Quant à l'immense « marché de l'éducation », j'espère que
je vous ai tous rassuré : le caractère particulier de
l'éducation, sa nature même de bien collectif..., sa nature
même de bien collectif, est reconnue d'emblée..., d'emblée
par les libéraux d'hier et les libéraux d'aujourd'hui...,
libéraux d'aujourd'hui, c'est à dire... les Né...les Nou...
« les Nouveaux Libéraux du Mouvement Réformateurs »
- Les libéraux d'hier et d'aujourd'hui, sont parfaitement
conscients..., parfaitement conscients que l'éducation n'est
pas un bien qui obéit à une logique purement privatiste : un
niveau d'instruction élevé, même s'il profite directement à
son détenteur, enrichit aussi la société tout entière et ce
sera... et ce sera de plus en plus le cas dans la « nouvelle
société de la connaissance »
- Non, Monsieur le Président, Non, chers collèges et... Non,
Monsieur le Gouverneur, à l'instar de votre déclaration ici
l'année dernière à cette même tribune, comme vous, je n'ai
pas peur de « la globalisation de la société mondiale »
- Je n'ai pas peur, car : l'histoire nous prouve, que le
désir de s'instruire cessa d'être frustré, dés que les idées
dominantes ne restèrent plus obligatoires pour tous.
- Je n'ai pas peur, car : l'histoire nous prouve, que la
nationalisation de l'industrie est allée de pair avec la
nationalisation de la pensée et que ce sont la liberté
industrielle et l'économie de marché qui ont ouvert la voie
au libre usage des connaissances nouvelles.
- Je n'ai pas peur, car : l'histoire nous prouve, que dés
que tout homme capable de courir un risque, a reçu la
possibilité de tenter des expériences..., expérience qui à
l'époque était souvent tentée à l'insu des autorités
chargées de surveiller l'enseignement : alors..., et alors
seulement, la science a pu faire les immenses progrès...,
progrès qui ont changé la face de l'univers.
- Je n'ai pas peur, car : la mondialisation offre
actuellement un nouveau visage à l'aventure humaine et
aujourd'hui,.., maintenant, une opportunité fantastique
s'offre à nous dans le domaine de l'éducation.
- Je n'ai pas peur, car : je sais..., je sais que dans le
domaine de l'enseignement et de l'éducation, la province de
Hainaut possède un outil remarquable.
Dès lors, je suis certain que la province, que notre
province, pourra demain relever le défi..., défi pour un
meilleur bien-être de tous et entrer..., entrer et trouver
sa place dans une nouvelle société... :
Non pas une société de gauche, Non pas une société de
droite... mais une société de la connaissance ; une société
de la connaissance telle que nous la voulons..., nous la
voulons tous, c'est-à-dire une société au-delà des clivages
: une société ouverte ; une société tolérante ; une société
démocratique et une société solidaire et Libre. |