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La situation
financière des Sociétés de Logements de Service Publics
(SLSP) est des plus préoccupante, en 2004 les comptes
accusaient un déficit de 4 millions 200 mille EUROS et un
rapport d’audit constatait qu’en l’espace de 7 ans
l’ensemble des Sociétés de logements sociaux avait perdu 105
millions d’EUROS en trésorerie.
Le nombre croissant de loyers impayés n’y est pas étranger,
mais aussi les abus, privilèges et aussi les fautes de
gestion de certaines sociétés de logements, où des
soi-disant coûts administratifs sont parfois le quintuple de
ce que l’on peut constater chez d’autres.
Outre le clientélisme politique, le coûteux système présente
de nombreux effets pervers comme de « parquer » les «
bénéficiaires » dans de véritables « Ghettos » ou « Tours
infernales », ou sur base d’une situation financière de
départ de donner un droit à vie à un logement social alors
que votre situation financière et familiale a évolué très
favorablement.
Pour un Libéral le « marché » en réagissant constamment à
l’ensemble des demandes des consommateurs et à l’ensemble
des offres des producteurs, est un système autorégulateur
dont aucun cerveau humain « planificateur » devant s’adapter
à cette multitude de variables, n’arriverait jamais à
réaliser.
Néanmoins, je suis parfaitement conscient de certaines
imperfections du « marché », mais comme disait Churchill en
parlant de la démocratie : « c’est le pire des systèmes,
excepté tous les autres ! »
En effet, « le marché », fait que « l’Offre » ne répond qu’à
la « Demande » solvable.
Le chèque logement octroyé directement sur base des
déclarations de revenus, corrige cette imperfection du
marché : il rend solvable une Demande qui au départ ne
l’était pas.
Dès lors, l’Offre de logement y répond spontanément et par
là relance tout un marché immobilier.
Les propriétaires pourront se faire verser en numéraire par
les pouvoirs publics l’équivalant des montants reçus des «
chèques logements » par leurs locataires.
Ainsi le système des « chèques logements », non seulement
relancerait le « marché immobilier », mais évite tous les
effets pervers de la construction et de la gestion de
logements par les pouvoirs publics : droit perpétuel au
logement social car non adapté à l’évolution du revenu,
formation de ghettos, insécurité, liste d’attente,
clientélisme politique, frais de gestion importants et même
somptuaires, confusion de patrimoine, abus de biens sociaux…
Les gains énormes en frais de gestion que le système des «
chèques logement » engendre, profitent directement à un
nombre beaucoup plus important de citoyens « demandeurs »,
ce qui constitue quand même le but premier !
Outre le fait que les pouvoirs publics doivent tout mettre
en œuvre pour faciliter l’accès à la propriété – l’on
pourrait dans le cas d’acquisition d’un logement envisager
dans certains cas la possibilité de prêts intéressants à
très long terme sur deux générations – je crois grandement
souhaitable que les pouvoirs publics (Région Wallonne et
pouvoir fédéral, C.P.A.S) étudient l’application progressive
« de chèques logements », notamment par le biais du milliard
d’euros qui est prévu par la Région Wallonne en frais de
rénovation du parc de logements « sociaux », milliard
d’euros dont une partie considérable est prévue pour
l’accompagnement « psychosocial » des personnes, chez qui on
va exécuter les travaux !
Je trouve qu’une fois de plus cet « accompagnement » dont le
coût ampute la part réservée directement aux logements, fait
partie de la politique de clientélisme et d’infantilisation
des citoyens : quand je fais exécuter des travaux chez moi,
je n’ai pas besoin « d’assistance psychosociale » ! Et vous
?
Mais… mais, je me rends parfaitement compte que le système «
de chèques logements » que je préconise va se heurter à un
mur de la part du parti politique dominant, car la
construction et la gestion de logements sociaux sont
inhérentes au socialisme : ils constituent un potentiel
électoral considérable – je connais des mandataires qui ont
fait toute leur carrière politique sur cette « clientèle » –
en outre, tout sociologue vous dira que « les masses » sont
beaucoup plus politiquement manipulables et touchées par la
propagande lorsqu’elles sont concentrées que lorsqu’elles se
fondent, c’est notamment un des buts cachés de tout le
fatras « d’accompagnement » ludique et autre dans les cités
dites sociales.
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