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Pour certains mandataires du PS de Charleroi, tous les
moyens sont bons afin de jeter le discrédit sur celui qui a
mis en évidence notamment leurs « abus de biens sociaux » :
insinuations afin de créer la suspicion, technique de
l’amalgame…
Discréditer l’autre est une technique « de bas étage » bien
connue, comme si en discréditant l’autre l’on rendait par là
admissibles les faits inadmissibles que l’on a commis.
En outre, jeter le discrédit tend, au mépris de la
démocratie et au danger de la démocratie à faire croire aux
citoyens qu’après tout : « Les politiciens sont tous les
mêmes » (sic).
Cette technique du discrédit avec laquelle certains
mandataires du PS de Charleroi renouent était employée dans
les pays totalitaires et spécialement dans l’ex-« République
Populaire Socialiste » afin de se débarrasser d’hommes
politiques dissidents ou tombés en disgrâce et dès lors
encombrants pour le régime.
La pratique de l’amalgame qui tend à associer des faits qui
n’ont rien de comparables est un des instruments privilégiés
de la technique du discrédit, car n’ont seulement elle tend
à jeter le discrédit sur l’autre, mais en outre elle tend
aussi par là à minimiser ses propres actes.
Car enfin, abuser impunément de biens sociaux revenant aux
plus démunis tout en se proclamant sans vergogne au service
de ces derniers, derniers que l’on ne cesse de manipuler à
des fins d’avantages personnels ou électoraux n’a vraiment
rien de comparable aux broutilles soulevées, relevant elles
de la sphère strictement privée et de surcroît régularisées
au moment de « leur révélation ».
En relativisant les choses et en faisant preuve de
pédagogie, la presse ne devrait-elle pas dès lors s’abstenir
de tomber dans le panneau ?
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