Mes prises de position
 

 
Pour redresser la Wallonie, il faut créer de la « valeur ajoutée » facteur de croissance.
Avant tout, il faut redonner aux Wallons le « goût d’entreprendre » pour qu’ils retrouvent leur « esprit pionnier » qui a fait de la Wallonie une puissance économique mondiale.

« Redressons ensemble la Wallonie »

Réponse à l’interview de Michel Javaux (ECOLO) publiée dans « La Libre Belgique »


Dans votre interview de Jean-Miclel Javaux (écolo) à la question « quel peut-être l’apport écologique à la réflexion sur le redéploiement wallon ? », ce dernier axe ce redéploiement sur une « concertation entre tous les partis démocratiques (…) démontrant un soutien au non-marchand (…) ».

La politique de redressement wallon est dès lors « ciblée » dans le « non marchand » par la « création d’emploi ».

Quelle utopie : comme si la création de richesses, condition préalable au bien-être se décrétait par la création d’emplois non-marchands !

En Europe, la proportion de l’emploi non-marchand par rapport à l’emploi total est de l’ordre de 30 %, alors qu’en Wallonie il est de l’ordre de 40 %.

En Flandre, le taux d’emploi non marchand rapporté à la population totale est de 10,9 %, alors qu’il est de 12,2% en Wallonie : les services à la collectivité sont-ils pour autant moins bien rendus en Flandre qu’en Wallonie ?

Si l’on applique le ratio de la Flandre à la Wallonie, celle-ci affiche un « excédent » de 40.000 postes non-marchands qui sont en quelque sorte du chômage déguisé.
En outre, cet excédent gonfle artificiellement le Produit Intérieur Brut.

Pour financer le « non-marchand », il faut bien du « marchand » et faire croire le contraire relève de la démagogie pure !

Si dans les pays scandinaves cités en exemple par Jean-Michel Javaux (écolo) le taux d’emploi non- marchand est aussi élevé, ceux-ci ont un taux d’emploi global également élevé de l’ordre de 70% contre à peine 55% en Wallonie.
Ainsi, dans les pays scandinaves presque une personne sur deux en âge de travailler est active dans le secteur marchand alors qu’en Wallonie il s’agit seulement d’une personne sur trois.

Comment assurer un niveau élevé de croissance?

Essentiellement grâce à quatre facteurs qui doivent se combiner :

1- Un investissement en capital technique de pointe performant
2- Un personnel qualifié et concurrentiel
3- Des technologies innovantes disponibles grâce à la recherche et au développement
4- Un climat ambiant favorable et une motivation à entreprendre

Certains très forts dans « les effets d’annonces », parlent d’un « Plan Marchal ».

Il faut savoir que « le plan Marshall» était inspiré du Keynésianisme, doctrine économique prônant l’interventionnisme étatique et qui a montré ses limites.
En outre, il était financé par les revenus fiscaux (15% des revenus annuels des U.S.A ; entre 1948 et 1952) et cette aide était assortie de conditions d’achats de produits américains. Comme suite à l’ouverture des marchés, c’est donc actuellement une solution parfaitement illusoire, et surtout du fait que l’état d’endettement des nations fait que la mobilisation de ressources fiscales ne saurait se faire.

Si je m’en réfère à la province la plus pauvre, le Hainaut, il aura reçu de 1994 à d’ici 2006, prés de 2 milliards de fonds européens et compte tenu des aides complémentaires, prés de 6 milliards 500 millions de fonds publics divers dans le cadre de « l’objectif 1 ».

Pour une province qui compte 1 million 300 mille habitants, cela fait donc en l’espace de 12 ans, 5 mille euros par habitant (plus de 200 mille francs belges)

Or, que constatons-nous actuellement ?

- Le P.I.B. du Hainaut est égal à 69% de la moyenne européenne, pire qu’avant les aides !

Il est pourtant évident que toute l’aide reçue devait concourir à favoriser les quatre facteurs de croissance cités si dessus. !

Alors, assez de plans, laissons faire « les faiseurs de croissance » !

Les fonds et marges budgétaires doivent être utilisés à :

- 1- Favoriser l’investissement productif privé par une défiscalisation
- 2- La Recherche appliquée et l’innovation
- 3- La formation dans des techniques de pointes et en adéquation avec les nouveaux emplois ainsi créés et à prévoir.
-
- 4- Un marketing offensif dans la recherche de nouveaux marchés et d’investisseurs

Mais pour cela il faudrait un véritable « électrochoc culturel »

Ce dernier sous la pression de l’Europe viendra peut-être de l’extérieur, mais peut-on encore espérer que celui-ci puisse venir de l’intérieur ?
 

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