Mes prises de position
 

 
En Hainaut l’aide pécuniaire notamment reçue par les fonds européens n’est certainement pas la panacée : il faut encore savoir quoi faire avec l’argent reçu !
Avant tout, ce sont les mentalités qu’il faut changer : le Hainaut a besoin d’un véritable « électrochoc culturel » !

Mons-Borinage / Hainaut : de l’argent pour quoi faire ?

Texte destiné à une publication dans la brochure de la fédération du MR Mons-Borinage


De 1994 à d’ici 2006, la Province de Hainaut aura reçu prés de 2 milliards de fonds européens et compte tenu des aides complémentaires, prés de 6 milliards 500 millions de fonds publics divers dans le cadre de « l’objectif 1 ».

Pour une province qui compte 1 million 300 mille habitants, cela fait donc en l’espace de 12 ans, 5 mille euros par habitant (plus de 200 mille francs belges)

Le but de l’objectif 1 était que le Hainaut réalise après la période d’aide un P.I.B. (Produit Intérieur Brut) équivalant à la moyenne européenne 100, alors qu’au départ ce dernier était égal à 77% de cette moyenne.

Pour y arriver, le seul moyen est que le taux de croissance (du P.I.B.) du Hainaut devienne le plus rapidement possible supérieur au taux de croissance européen.

En effet pour rattraper quelqu’un il faut nécessairement courir plus vite que lui et plus on laisse l’écart se creuser, plus vite il faudra courir par la suite pour le rattraper.

Ainsi si l’on estime le taux moyen de croissance européen pendant 12 ans de 2,4 %, pour que le P.I.B. du Hainaut puisse s’inscrire dans la moyenne européenne au bout de cette période et en partant d’un P.I.B. équivalant à 77 % de cette moyenne, il fallait dés le départ et d’une façon continue pendant 12 ans, que le taux de croissance du Hainaut soit de 4,7 % .

Comment assurer un niveau élevé de croissance?

Essentiellement grâce à quatre facteurs qui doivent se combiner :

5- Un investissement en capital technique de pointe performant
6- Un personnel qualifié et concurrentiel
7- Des technologies innovantes disponibles grâce à la recherche et au développement
8- Un climat ambiant favorable et une motivation à entreprendre

Il est donc évident que toute l’aide reçue devait concourir à favoriser ces quatre facteurs !

Or, que constatons-nous actuellement ?

- Le P.I.B. du Hainaut est égal à 69% de la moyenne européenne, pire qu’avant les aides !

- Sans prendre en considération un surnuméraire d’emploi « non marchand » en Wallonie, un taux de chômage record : dans l’arrondissement de Mons- Borinage il est de 28 % !
Déjà avant 1994 lorsque l’on comparait l’utilisation des aides européennes de la Flandre par rapport à la Wallonie tous les économistes constataient que la Flandre utilisait ces fonds à des projets novateurs, la plupart des aides étaient utilisées en Wallonie à des infrastructures.

Après 1994, la leçon n’a certainement pas porté ses fruits et l’on y dénonce en outre :

- Aucune approche globale
- Parcellisation des aides comme suite à la « main mise » par les Intercommunales présidées par des potentats régionaux ou locaux, qui sélectionnent les projets en fonction de leur clientèle électorale.
- Non-pérennité, ni autonomie des projets réalisés.

Si la rénovation des Remparts de Binche et la rénovation du Centre-Ville de la Ville d’Ath financé grâce aux fonds européens, n’augmentent en rien le P.I.B. (taux de croissance), le PASS à Frameries, chroniquement déficitaire et sous perfusion de la Région Wallonne tend à le diminuer !

Certains très forts dans « les effets d’annonces », parlent d’un « Plan Marchal ».

Il faut savoir que le plan Marshall était inspiré du Keynésianisme, doctrine économique prônant l’interventionnisme étatique et qui a montré ses limites.
En outre, il était financé par les revenus fiscaux (15% des revenus annuels des U.S.A ; entre 1948 et 1952) et cette aide était assortie de conditions d’achats de produits américains. Comme suite à l’ouverture des marchés, c’est donc actuellement une solution parfaitement illusoire, et surtout du fait que l’état d’endettement des nations fait que la mobilisation de ressources fiscales ne saurait se faire.

La province de Hainaut a malgré tout de bonnes chances d’être reconnue zone objectif un pour la période 2007-2013 et de recevoir une aide de 660 millions d’euros.

Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir !

Assez de plans, laissez-faire « les faiseurs de croissance » !

Les fonds doivent être utilisés à :

- 1- Favoriser l’investissement productif privé par une défiscalisation
- 2- La Recherche appliquée et l’innovation
- 3- La formation dans des techniques de pointes et en adéquation avec les nouveaux emplois ainsi créés et à prévoir.
- 4- Un marketing offensif dans la recherche de nouveaux marchés et d’investisseurs

Mais pour cela il faudrait un véritable « électrochoc culturel »

Ce dernier sous la pression de l’Europe viendra peut-être de l’extérieur, mais peut-on encore espérer que celui-ci puisse venir de l’intérieur ?
 

1-Sélectionnez en partie ou en totalité le discours que vous voulez imprimer.

 

 

2-Cliquez sur le bouton
3-Dans la fenêtre "Imprimer", cochez la case "Sélection"