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Extrait de la
revue MR de mai 2004
L'entrée dans l'Union européenne ce samedi premier mai à 0
heure de dix nouveaux pays, dont huit issus de l'ancien
monde communiste, enterre définitivement la guerre froide en
Europe, en un moment d'histoire que certains ont déjà
commencé à célébrer avant les douze coups de minuit
réglementaires. Le Premier ministre tchèque Vladimir Spidla
a résumé vendredi le sentiment de ces nouveaux Etats
membres: "Rejoindre l'UE, c'est la fin d'un long et
difficile voyage", a-t-il confié, le visage épanoui.
Ce 1er mai 2004, outre les deux îles méditerranéennes de
Chypre et Malte, l’Europe libérale accueille des pays qui
faisaient encore partie il y a moins de quinze ans de
l'ex-Union soviétique : la Pologne, la Hongrie, la
République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, les trois
pays baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie)
C’est une victoire de la démocratie libérale et certainement
pas du socialisme, car faut-il le rappeler, ces pays, ainsi
que l’Allemagne de l’est qui ont rejoint l’Europe Libérale,
étaient il y a peu, des pays satellites de « l’Union des
Républiques Socialistes soviétiques » !
Avec cet élargissement se clôt la première partie d'un
processus engagé au début des années 90 sur les décombres du
Mur de Berlin. Dans la foulée de la réunification de
l'Allemagne, les Européens, non sans quelque hésitation,
avaient alors fait le pari d'unifier leur continent par une
expansion sans précédent vers l'Est. Cet élargissement est
aussi le plus important depuis les débuts de la construction
européenne en 1957. La population de l'UE s'accroît de
quelque 75 millions d'habitants, dont 39 millions pour la
seule Pologne, le plus important des nouveaux membres. Avec
ses 450 millions d'habitants et de consommateurs, l'UE se
situe désormais juste derrière la Chine et l'Inde.
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